Comme (encore) promis, voici ma faible contribution aux chroniques qui concernent Agora Fidelio. Ceux qui me lisent depuis longtemps et ceux qui me connaissent depuis assez longtemps “in the real life” savent à quel point j’affectionne ce groupe. Non je ne suis pas fan, pour moi un fan, idolâtre, adore, vénère les membres d’un groupe et leur personne. Pour ma part je n’idolâtre personne, je suis juste ultra sensible à leur musique. Chaque membre du groupe à en plus l’avantage d’être ultra sympathique, pas prise de tête, à ne pas jouer leurs stars, etc. Ce qui les rend encore plus crédibles à mon goût. Alors pour ma part tout a commencé un jour où l’ami Soulfear m’interpelle en me disant “tiens écoute c’est le side project de Milka de Psykup, ça change carrément de ce qu’il fait d’habitude, c’est tout calme”. J’adore découvrir des choses alors je jette une oreille. Le fait que ça se soit passé sur une période ou le moral n’était pas génialement bon m’a peut être aidé à vraiment apprécier ce que j’ai écouté ce jour là . C’est passé en boucle et depuis je ne décroche plus. Bref, voilà pour la petite histoire. Passons maintenant à l’actualité du moment : l’EP intitulé “Finir à Paris”.
L’histoire de cet EP est quelque peu mouvementée, puisqu’il n’aurait pas dû voir le jour. En effet, au début, le groupe lance un appel à la souscription (qui je le rappel est toujours possible pour l’album à paraître). Le principe : envoyer 15€ (ou plus) pour aider à couvrir les frais liés à la sortie du disque, et accessoirement le recevoir légèrement avant sa sortie officielle (frais de ports compris) en guise de remerciement. Au début de l’année, l’album est en bonne voie, mais des petits problèmes de production semblent se montrer. Le groupe décide alors de reculer la sortie de l’album en lui même pour après les vacances d’été. Et pour ne pas nous “laisser là ” les souscripteurs et les autres qui attendent, ils décident tout de même de sortir un EP 4 titres + 1 vidéoclip, que les souscripteurs de première heure reçoivent gratuitement et qui est disponible sur les stands durant les concerts. Le tout tiré à , à peine, 200 exemplaires environ d’après ce que j’ai pu entendre de Jouch. Bref, une sorte d’avant goût.
Reçu donc lundi après midi, juste avant d’aller les voir en concert. Connaissant la qualité de leur travail, la première écoute se fera à grand volume et au casque pour na pas perdre une miette de la première écoute.
1 - Finir à Paris. Premier extrais de l’album attendu, amputé ici de toute la fin instrumentale que j’ai pu découvrir le soir même en live. Le morceaux commence par un enchaînement de notes à la guitare que j’avais déjà pu découvrir (je m’en rend compte maintenant) dans une vidéo studio qu’avait fait le groupe pour nous prouver qu’ils bossaient durement, et dont j’était tombé raide dingue tellement je trouvais ça bien trouvé et assez simple à la fois. N’ayant pas eu le temps de me pencher correctement sur les paroles, il semblerait tout de même que ce que la chanson évoque ne soit pas de toute gaieté. Cet introduction dans la nouveauté d’Agora Fidelio reste quand même planante et on se surprend déjà à fermer les yeux et à se laisser porter.
2 - De la non-nécessité du courage. Là on peut dire que le morceau démarre assez violemment par rapport à l’habitude, et contraste vraiment avec la suite du morceau qui reste fluide et lent, ponctué par un passage qui reprend l’intro et qui ajoute donc une pointe d’énergie légèrement avant la fin. Toujours un enchaînement de guitare assez astucieux et entêtant sur lequel je n’arrive décidemment pas à mettre de mots.
3 - Ta vie, la nôtre. Remix de La frontière est dépassée, disponible sur Altitude Zéro. Autant dire que ce qu’on découvre là est totalement inhabituel et contre nature par rapport au style du groupe. Alors de ce que j’ai pu glaner un peu partout, les avis sont vraiment mitigés sur ce morceau. Personnellement, en tant que très bon public de musique Ambient/Lounge, j’aime bien la première partie du remix. J’aime moins le moment où la voix passe en saturé, j’ai l’impression d’écouter un morceau de Damien Saez, et après le moment où le tout deviens plus rapide, et saccadé, je ne suis pas sûr qu’un rythme aussi appuyé était indispensable. Finalement le tout, passe correctement, mais à mon avis, c’est aussi parce que j’apprécie aussi la musique électronique. Je sais que d’autres ont détesté.
4 - Guérir. Adaptation piano de la partie musicale de Altitude Zéro. Voilà un morceau dont justement rien que la partie musicale me fait jouir (ouai c’est courant dans la musique, mais c’est une façon de parler, bande de cochons), et depuis les rumeurs de cette adaptation au piano, je n’ai eu de cesse d’écouter l’originale et de l’imaginer au piano. Et c’est rien de dire que j’ai pas été déçu du voyage. La première écoute m’a fait le même effet que quand j’ai écouté François jouer le petit morceau de piano dans Irène (pour ceux qui ont déjà vu). Le genre de chose qu’on trouve magnifique sans trop savoir pourquoi. Pour le dernier titre de cet EP on se plonge dans plus de 8 minutes de détente et de frissons.
En plaçant la galette dans un ordinateur on peut aussi découvrir le clip de Finir à Paris. Je m’attendais à découvrir un enchaînement d’images ou de séquences vidéo en rapport avec la chanson. Mais j’ai bien sous estimé le tout. On a affaire à un « vrai » clip, avec les membres du groupe et un petit scénario associé. Je trouve juste dommage que le son ait été un peu trop compressé sur la vidéo qui, elle, est de très bonne qualité.
Voilà , vous allez trouver que j’en fait peut être trop, mais pourtant c’est comme ça, il est des musiques qui vont font des choses que vous ne pouvez pas expliquer, et j’ai beau essayer par tous les moyens, j’arrive pas à dire vraiment pourquoi j’aime à ce point la musique que font les 4 jeunes gens qui composent Agora Fidelio. Ils n’ont rien d’exceptionnel en soit, hors mis ce qu’ils arrivent à faire avec leurs dix doigts et leur(s) instrument(s) respectif(s).
PS : Bon j’avais promis 3 billets, mais celui concernant le dernier Manimal viendra plus tard parce que je fatigue encore vraiment, et ça en devient dangereux je crois.