Liquéfaction
Bien le bonsoir,
Oui oui je te vois toi là en face de ton écran, en train d’interpeller ton voisin (qui essaie désespérément de regarder Samantha histoire de connaître la vie d’une autre blonde que moi) pour lui dire :
“-Ah merde il est pas mort lui, il nous défèque encore des conneries sur sa vie…
- Ta gueule j’ai pas compris sa blague à cause de toi !”
Il a fallut me rendre compte que Ecko a posté tout plein de trucs depuis mon dernier billet et que même l’ami Jouch s’est bien plus attelé à la tâche en quinze jours que moi en un mois. Bref parenthèse sur Jouch, graphiste et guitariste de génie de son état (pour lequel j’ai découvert un trait de son caractère sensiblement identique et non différent que pour ma personne), et sur son dernier billet qui me transcende de larmes et de quelques gouttes d’urines dans le pantalon tellement j’ai ri et tant je n’ai jamais fait aussi bien sur un Delarue ou autre du genre. Faites-y un passage vous ne serez pas déçus. Mais attendez de finir mon billet siouplait, à la base vous êtes ici parceque c’est MOI qui vous intéresse.
Donc tout ça pour dire que de lire tout ça m’a interpellé, et je me suis dit : “Ah merde ! Mais j’ai un truc du genre moi aussi ! Si je le mettais à jour ?”
Me voilà donc à vous raconter rien de bien passionnant ce soir. J’avoue avoir des milliards de choses en tête comme d’habitude, mais difficilement exprimables. Si je m’en tiens à ma personne unique, tout va bien pour moi, j’ai beau être dans une passade je commence à détester le train train quotidien, je tiens en me disant que ça ne durera pas éternellement comme ça et je savoure tout ce qui peut m’extraire de cette régularité. Le plus ennuyeux dans tout ça c’est que cette routine reste bloquée à environ 200 à l’heure ce qui fait que je suis dans un état, non pas proche de l’Ohio, comme dirait une chanteuse des années 80, mais bien proche du coma de temps en temps quand même. J’ai même plus une demi seconde de libre. L’autre jour j’ai rangé un peu mon espace vital et ce n’est pas resté rangé plus de 5 heures… Affolant.
En parlant des années 80, on va aller dix ans plus loin. Ouai les années 70 plutôt c’est plus mieux, les années 80 j’aime moins même si je les ai gratifié de ma naissance (Mode Imbus de sa personne OFF). Juste pour dire que je conchie les deux salauds qui m’ont empêché de finaliser ma discographie vinyle de Led Zeppelin en enchérissant comme des malpropres 30 secondes avant la fin des enchères à 10.50€ alors que j’avais mis mon enchère maxi à 10€ ! Ma vengeance sera terrible… le mois prochain histoire de pas faire du Paypal sans provision.
Un sujet en amenant un autre, en parlant de conchier les gens. J’ai remarqué que de plus en plus de personnes me conchiaient elles-mêmes. Pour que ces personnes se reconnaissent, et vu que j’ai pu constater que l’intelligence n’est pas de mise dans ces situations, je vous propose de suite la définition du verbe conchier, bien que son étymologie (dois-je aussi mettre le définition de ce mot ?) pourrait rendre le plus naturellement possible sa signification très claire :
CONCHIER, verbe trans.
Vulgaire
A. — Souiller d’excréments. Le singe en question (…) couchait dans le lit de Powel, qu’il conchiait toutes les nuits (E. et J. DE GONCOURT, Journal, 1875, p. 1046).
— Emploi pronom. Coquoz était faible de l’anus. (…) chaque fois qu’on lui demandait un effort, il se conchiait (CENDRARS, L’Homme foudroyé, 1945, p. 29).
B.— Au fig. :
Ils [les critiques] n’ont produit aucun ouvrage et ne peuvent faire autre chose que conchier et gâter ceux des autres comme de véritables stryges stymphalides.
T. GAUTIER, Mlle de Maupin, t. 2, 1836, p. 33.
— Conchier sur qqc. Je conchie sur mes souvenirs (FLAUBERT, Correspondance, 1855, p. 78).
N’allez pas dans le sens propre en vous imaginant que des gens me déversent de la merde en pleine figure, mais s’ils le pouvaient ils le feraient bien volontiers. Alors, de là à vous faire part du pourquoi du comment j’en ai fichtrement pas la moindre idée, mais si ça peut les faire jouir et que moi ça ne me pourrit pas la vie, et bien à vot’ service m’sieurs dames ! (Même si j’aime pas trop quand on m’aime pas, je préfère de loin un avis très neutre à mon sujet, qu’une haine inexpliquée et donc sans sens).
Bref, assez parler de moi… ce soir, je me vautrerai assez tôt dans l’armée de plumes et de mousse qui habite mon lit ,et en leur compagnie j’irai faire la guerre à cette fatigue anarchique et totalitariste qui a pris possession de mon corps depuis bien trop longtemps maintenant !

